Évocation du quartier commerçant étrusque à Lattara

(aquarelle Jean-Claude Golvin)

Au début du Ve siècle avant J.-C., à l’intérieur du rempart de Lattara, des maisons d’un type alors totalement inconnu en Gaule méridionale sont édifiées. Celles-ci sont agencées de façon mitoyenne au sein d’un îlot urbain, selon un plan parfaitement régulier. L’homogénéité de leur architecture (épaisseur des murs, dimension des salles), ainsi que les techniques de construction employées, en différant de l’habitat indigène traditionnel sur poteaux porteurs, témoignent d’une innovation soudaine.

La maison évoquée ici repose sur un solin de pierres calcaires jointées de terre. Les murs sont constitués d’adobes (briques de terre crue utilisant l’argile locale) et protégés tant à l’intérieur qu’à l’extérieur par un enduit, le tout recouvert de chaux. Trois pièces ont pu être observées : une vaste salle de stockage à l’arrière du bâtiment et deux pièces de vie en façade. Ce quartier est détruit vers 475 avant J.-C. par un important incendie.