-
Plan gravé des fortifications du siège de Montpellier inséré dans l’ouvrage de Jean Valdor Les Triomphe de Louis de Juste (1649)Montpellier Méditerranée Métropole – Médiathèque centrale Emile Zola, EstL0071
-
Plan des fortifications du siège de 1622 par Albert Vigié paru dans son étude « Des enceintes successives de la ville de Montpellier et de ses fortifications » (1898)Vigié utilise comme fond de carte le plan de La ville de Montpellier, ses enceintes et ses faubourgs au Moyen-Age de Louise Guiraud, truffé (en rose clair) des principales transformations du XIXe siècle. Ce plan permet de situer l’emprise approximative de l’enceinte bastionnée dans le tissu urbain actuel.AMM, 2Fi441
L’entrée en campagne de Louis XIII en avril 1621, marquée par le siège de Montauban à partir du mois d’août, contraint les consuls à mettre en défense Montpellier pour faire face à une éventuelle attaque des troupes royales. Ils font appel à l’ingénieur militaire Pierre de Conty d’Argencour (1587-1655) pour doubler la Commune Clôture médiévale par la construction d’un rempart neuf. Celui-ci va mettre en pratique pour la première fois à grande échelle les nouvelles techniques de fortifications théorisées au début du XVIIe siècle pour résister à une puissante artillerie : une enceinte bastionnée en étoile, avec des murailles basses, entourées de fossés profonds et protégées par des terrassements, appelée communément « système Vauban ». D’Argencour dresse les plans et établit les cahiers des charges, tandis que les consuls passent les contrats avec les entrepreneurs pour les différents ouvrages. Les travaux démarrent en septembre 1621 et s’étendent jusqu’à l’été 1622. Étant donné l’ampleur de la tâche (près de 3 km de murailles, sur 6 m de haut, terrassements compris, le tout sur une largeur de plus de 20 m au sol dont 12 m pour les fossés), cette fortification fut bâtie en un temps record !